Une période de turbulences : l'escalade au Moyen-Orient et ce à quoi les entreprises britanniques doivent réfléchir dès maintenant




Pour les dirigeants, c'est le moment de faire preuve de rigueur, de visibilité et d'une gestion proactive des risques.
Voici cinq priorités à prendre en compte :
Face aux tensions qui pèsent sur le détroit d'Ormuz, une voie de transit pétrolière cruciale à l'échelle mondiale, les marchés de l'énergie réagissent vivement.
Conséquence : la pression sur les marges devrait s'accentuer, en particulier dans les secteurs de l'industrie manufacturière, de la logistique et des secteurs à forte intensité énergétique.
Mesure à prendre : Anticiper une hausse générale des coûts et son incidence sur les stratégies de tarification, les budgets et la demande des consommateurs. Évaluer les stratégies énergétiques et les fournisseurs alternatifs afin d'atténuer la volatilité.
Les opérations militaires en cours entraînent des perturbations de l'espace aérien, une augmentation des primes de risque pour le transport maritime et des détournements d'itinéraires, ce qui se traduit déjà par des coûts supplémentaires et des retards.
Conséquence : pression sur le fonds de roulement et délais d'approvisionnement imprévisibles.
Mesure à prendre : Évaluer les vulnérabilités de la chaîne d'approvisionnement, identifier des itinéraires logistiques et des partenaires alternatifs, et, pour les organisations dont le personnel effectue des déplacements à l'étranger : revoir les politiques de déplacement et les protocoles de sécurité des employés.
Les conflits géopolitiques stimulent souvent l'activité dans le cyberespace, et les experts préviennent que le contexte actuel pourrait déclencher une vague de cyberattaques à caractère géopolitique.
Conséquence : risque accru d'attaques par ransomware, d'hameçonnage et d'attaques visant l'infrastructure.
Mesure : Renforcer les défenses numériques, réviser les plans d'intervention en cas d'incident et mener des tests de résistance en matière de cybersécurité basés sur des scénarios.
Les marchés ont réagi avec nervosité à la montée des risques géopolitiques. Un choc lié au secteur énergétique pourrait prolonger l'inflation et retarder l'assouplissement monétaire, ce qui aurait des répercussions sur les coûts d'emprunt et la planification des investissements.
Conséquence : un report des baisses de taux pourrait signifier que les coûts financiers resteront élevés plus longtemps.
Mesures à prendre : rééquilibrer les portefeuilles en privilégiant les actifs défensifs, réexaminer les projets d'emprunt et collaborer avec les partenaires financiers afin d'évaluer les stratégies de financement et l'allocation des capitaux.
Les intérêts britanniques étant directement concernés, notamment en raison de menaces potentielles pour la sécurité tant sur le territoire national qu'à l'étranger, les entreprises ayant des activités ou du personnel au Moyen-Orient sont exposées à un risque accru. Le gouvernement britannique a décidé de réexaminer son niveau d'alerte terroriste.
Conséquence : il pourrait s'agir d'un choc de courte durée ou du début d'un cycle d'instabilité prolongé. Les dirigeants qui se contentent de réagir seront mis en évidence.
Mesure : mettre à jour les analyses de risques pour les opérations internationales, modéliser des scénarios pessimistes (hausse des coûts énergétiques de 10 à 20 %, hausse des frais de transport de 15 %, fluctuations des taux de change) et garantir une gestion de crise solide.
Les dirigeants doivent aborder les mois à venir en mettant l'accent sur deux objectifs : stabiliser les activités essentielles à court terme et renforcer leur capacité d'adaptation pour faire face aux bouleversements mondiaux actuels.
